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ï3<5 HrsTOiRE qui il avoir conrra&é , que le roi avoit changÜ d'avis, qu'il fouhaitoit que rous les concrars fuffent annullés, & que pour les dcdommager du tems qu'ils avoient perdu en venant les faire , on leur compteroit le lendemain a chacun d'eux eens ginguets. Abot exécuta 1'ordre du roi; mais tous les vendeurs fe recrièrenr qu'ils vouloient bien que leurs'concrats fuftent nuls, pourvu que Ie roi voulür garder leurs rerres. Tous , a fenvï les uns des autres , s'emprefsèrent de remettre a Abor les billets qu'on leur avoit donnés pour leur paiement. Leu-- amour pour le roi, échaurfé par le bon vin qu'ils avoient bu tout le jour , s'exprima d'une manière très-éloquenre , malgré Ie peu de correction de leur langage ; car rous les hommes font éloquens quand le cceur narle. Abor reprir tous leurs billets , &c les pria de venir le lendemain.

Quand Abor rendir pour réponfe , a celui oui avoit demandé quaranre mille ginguers pour les fix arpens, que le roi ne vouloir plus aucune de ces teires, & qu'il alloit le dire aux autres vendeurs , eer homme réponditaAbor, qu'il voyoit bien que Ie prix qu'il avoit demandé avoit déplu au roi, & que c'étoit pour cela que fa majefté avoit changé de fentiment; mais qu'au fond , le roi étoit trop jufte pour vouloir qu'un homme ne profitat pas du bien qu'il avoit; que tout ce

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