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194 HlSTOIRE

térité portaiFent un T a leurs bonnets, ainfi qu'il leur en feroit expédiet les lettres. Er après avoir recu des complimens & des bénédicFions de ces bons payfiins, que la bonté du roi enhardir d'aurant plus a parler , qu'il trouva un vrai plaifir a entendre les expreflions naïves de leur cceur \ il dit a Abor qu'il eut foin de les bien faire régaler, Sc a eux , qu'il iroit les voir pour les faire boire a fa fanté. Ces bonnes gens , tranfportés de joie, furenr déjeuner en attendant un abondant Sc magnifique diner qui leur fut fervi, Sc auquel ï's prièrent Abor de vouloir bien affifter , ce qu'il fit de très-bon cceur. Quelles bonnes gens, difoit Titi a' Forteferre ! le feul nom de roi, fait qu'ils nous aiment jufqua fe dépouiller d'une partie de leur bien pour nous; que ne feroient-ils pas s'ils trouvoienr que nous fuftions en mème tems leurs pères , fi nous les garantiflions des fangfues qui les fucent, & qu'au lieu de les regarder , ainfi qu'on le fut ordinairement, comme les plus abjedFs des fujets , on les conlidérat au conrraire comme les pères nourriciers de 1'état ? C'eft. a quoi j'ai fouvent fongé , dit Forteferre , & fur quoi j'ai des projets dont je veux vous enrretenir quelque jour. Je fens bien qu'il eft ridicule qu'un marquisfainéantait plus de confidération dans un état qu'un ben fermier.

Cependant, 1'homine aux fix arpens, qui avoit

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