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du Prince Titi. 195 promis de figner la requête , ayant voulu rufer , ne parur que lorfqu'on alloit fe mettre a table pour diner , & qu'il crut que la requête auroit été donnée. Après s'être excufé de ce qu'il n'avoir pu venir plutbt, & s'être informé de ce qui s'étoit paffe , il demanda a. Abor de lui parler un moment en particulier : quoiqu'il dit que c'étoit pour aller figner la requête , cela joint avec le refte, le rendit fufpect aux autres. Eh bien , monfieur, dir-il a Abor d'un air riant,..tout. s eft bien pafte, & a préfenr que le roi a pour rien toutes les terres qu'il fouhaitoit, j'efpère que fa majefté ne fera pas difficulté de prendre les miennes qui lui conviennent fi bien, pour trente-fix mille ginguets, & je fignerai la requête comme les autres , qui ne fauronr point comment nous aurons fair. Non, lui répondir Abor , le roi ne veut point de vos fix arpens , vous pouvez y faire batir des hotelleries tant qu'il vous plaira , j'ai ordre de vous le dire , & il n'en faut plus parler. Voudroit-il donc les avoir pour rien, reprit eet homme ? II n'a qu'a les prendre. Mais c'eft vous , conrinua-t-il, qui 1'empêchez de me les acheter; au lieu de porter le roi a bien payer ce qu'il prend a de pauvres gens, c'eft vous qui Pen détournez. Allez, monfieur Abor, cela n'eft pas bien , & vous devriez vous fouvenir qu'il n'y a pas fi long-tems que vous êtes devenu un grand feigneur. Mais puif-

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