Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

du Prince Titi. ioi

guets, ne fubfiftoient plus; & que 1'accident arrivé a leur propriétaire, étoit une occafion de lui envoyer cette fomme comme une confolation, pour les coups qu'il avoit rec_us 8c qu'il méritoit bien. Abor chargea donc un homme de quarante mille ginguets pour aller faire cetre acquifition au nom du roi. Ce qui fur exécuté avec d'autant plus de joie de la part du propriétaire, qu'il regardoir ceci comme une efpèce de triomphe fur fesvoifins. Ils ont eu beau faire, difoit il, cela prouve que je ne fuis pas fi fot qu'eux.

OncroyoitPacquifitiondu terrein qu'on s'étoit propofé d'acheter finie, mais on fe trompa. Celui qu'on avoit envoyé a quinze lieues de la, pour acheter les treize arpens dont le propriétaire n'avoit pu fe trouver avec les autres, revint, 8c dit : qu'après avoir pafle un jour a tacher de faire enrendre raifon a celui a qui ces treize arpens appartenoient; après I'avoir laitfe le maitre d'y mettre le prix, avoir employé les prières, 8c même infinué en quelaue facon, les menaces , eet homme s'étoit toujours obftiné a ne pas vouloir les vendre. Je pardonnois a 1'homme aux fix arpens, dit Forteferre, il ne manquoit pas de raifons pour fe faire payer la fomme qu'il en demandoit. Mais un coquin, qui demeure a quinze lieues d'ici, qui arferme fes treize arpens, qu'on lailFe le maitre d'y meute le prix, 8c qui les re-

Sluiten