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fufe a fon roi, s'il étoit mon fujet, j'enverrois fpr-le-charnp rafer fa maifon , & !e faire pendre, J'efpère, fire, continua-t-il en s'adrelfant a Titi, que vous ne laifterez pas cette infolence impunie. Ne vous fachez pas, fire, répondit Titi, je ne fens pas avec moins d'indignation que vous, 1'infolente malignité de eet homme. Mais au fond , ces terres font 4 lui, & je n'ai nul droit de les lui prendre, puifqu'il ne s'agit pas de les employer pour 1'uriliré de 1'érat. J'avoue que fa malignité Sc fon infolence mériteroient punition; mais il n'y a point de loi qui punifle les infolens, a moins qu'ils ne faffent un tort réel a quelqu'un, & on appelle tort réel priver autrui de ce qui lui appartient, & non lui refufer ce qui eft a foi. Auttement, que de gens faudroir-il pendre, qui font un torr réel aux autres en leur refufant de leur fuperflu? Comme je veux rendre mes fujets honnêtes gens , fi cela eft poflible, je veux faire une loi contre la malignité avérée; je la ferai punir plus févèrement même que le tort réel , paree qu'il ne manque au méchant homme qui fait un petit mal, que 1'occafion d'en faire un plus grand. Mais cette loi ne peut avoir d'eftet rétroaétif, Sc ne peut ainfi fervir a faire punir eet homme qui n'y étoit pas fujet, puifqu'eüe n'étoit pas faite. Cependant je veux tirer un bon parti de fon refus. Je veux que foa terrein devienne le plus bel en-

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