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» u Prince Titi. 2ii cjuelle Ie nouveau fervice éroit pofé fur la table, fans le moindre dérangement. L'adrefTë & li promptitude avec laqueïle cela fe faifqij eft incroyable. La feconde merveiile plus merveilleufe encore, fi 1'on peut parler ainfi, c'eft que lorfqu'ori avoir foif, on n'avoit qu'a prendre un verre que chacun avoit auprès de foi dans un petit -feau d'eau a la glacé j qu'4 le rendre en 1'air , & qu'a fouhaiter le vin qu'on vouloit boire; dans 1'inftant le verre en étoit plein. Les glacés qu'on fervit après le repas étoient dans des gobelets de diamans, & la petité cuillier étoit de même matière. Qu'eftce que c'eft que la magnificence des plus grands rois du monde, difoit Forteferre a Titi, en comparaifon de la magnificence des fées ? Mais qu'eftCe que c'eft que cette magnificence même, dit Ia fée? qu'une vaine illufión doflt les faux grands font enorgueilfis &oecupés, comme les enfans de leurs j mets ; car tout eft relatif, & un prince qui connoït Ia véritable grandeur, regarde bien toutes Ces chofes lacomme des bagatelles. Cependant, pourfuivit-elle, en s'adrefTant aux deux rois s vos majeftés ne défapprouveront pas que je fafTe préfent de tout ceci au duc de Felicie. La bourfe que vous aviez, lui dit-elle, a perdu fa vertu depuis que vous avez changé de condition; jé fuw fi contente du bon ufage que vous en avez fait, que je veux vous dédommager par le préfent

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