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HlSTOIRÏ

oifeaux & autres animaux de terre qui y avoient été fi familiers avec Titi & Bibi, & qui en étoient fi chèrement aimés. De forte, que quand Titi 8c Bibi furent fe promener dans leurs jardins 8c dans le pare , ces petits animaux les reconnurent, 8c qu'accourant ou volant a eux, ils leur renouvelèrent leurs carefTes. Bibi étoit tranfportée de joie; elle ne favoit comment marquer fa reconnoiflance a ces petits animaux; elle leur parloit comme s'ils 1'euiTent entendue, '8c elle affuroitqu'ilsl'entendoient en effet. Eite les prenoit, les baifoit, les faifoit baifer a Titi, aux princeffes ; elle pria même Forteferre . d en baifer quelques-uns. Croyez-moi, fire, lui difoir-elle, par tout ce que j'ai oüi dire des hommes , 8c paree que ma propre^éxpérience m'en a fait voir, ils font d'un moins bon naturel que ces petits animaux, ils s'apprivoifent, ils nous aiment, ils ne connoiffent point 1'hypocrifie; on n'eft jamais sur des hommes. Ce grand roi avoit la complaifance de careffer auffi ces petits animaux. II trouva même un de ces écureuils blancs i taches noires fi beau, qu'il pria Bibi d'en faire préfent a la princefle de Blanchebrune, i laquelle ce petit animal s'attacha fi fort dans la fuite, qu'il la fuivoit partout, en courant lur fes traces comme un petit chien ,ouen volant d'arbres en arbre, pour la fuivre comme un oifeau.

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