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fentées. Titi les recevoit tous avec tant de bonte, qu'il n'y en eut aucuri a qui il n'eut 1'attention de parler s Sc même de dire quelque chofe d'obligeant, quand 1'occafion s'en préfenta; Auffi perfonne ne fortit d'auprès de lui qu'avec un redoublemenr de refpeót & d'attachement pour un li grand prince.

Tout ce qu'on appeloit dans la province marquis, vice-marquis, car ii y en a dans fe pays la ^ Comtes, vicomtes, batons, firent de leur mieux pour paroïtre des feigneurs Sc par leur maintiett Sc par leur équipage; Sc il arriva ce qui arrivé parrout, c'eft: que ceux qui 1'étoient le moins, affecToient le plus de le paroitre. Les autres gentilshommes , parmi lefqueis il s'en trouvoit qui voyoient que leur nom n'avoit pas befoin d'être précédé d'aucun titrè j ne négligèrent pas non plus d'y venir : ils fe renlïoient pour contrecarrer les comtes Sc les marquis, qu'ils regardoient comme üne noblefle moderne. 11 feroit inutile de nomBier ici toutes les perfonnes qui parurent a la cour; la plupart, quoique de bonne maifon, ne méritent pas qu'bn en parle : c'étoit des nobles cafaniers qui jouifloient de leur loifir avec -fort peu de dignité; c'eft tout ce qu'on en peut dire.

Les princefles avoienr cru que tout ce monde" troubleroit les plaifirs qu'elles goütoieut dans la petite maifon : cela la rendit moins agréablefans

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