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öü Prince Titi. 11^

doute; cependant comme il faifoit rrès-beau tems, qu'on étoit prefque toujours dans leparc, oü 011 pouvoit par i'agrémeni de la promenade écartet 1'ennui de cette forte de courtifans; qu'aucun ne mangea a la table du roi, & que tous les foirs ils rerournoient chez eux ou chez leurs amis, cette variété de gens ne les incommoda pas autant qu'elles avoient cru. Cela fervit même quelquefois a les divertir; car outre le plaifir qu'elles prenoienr foit a. confidérer les airs, les mines, les ajuftemens extraordïnaires de tous ces provinciaus ou provinciales, foit a. leur faire tenirdesdifcours, ou,quand les princeffes trouvoient du bon fens & de la politefle, elles étoient d'autant plus furprifes , qu'elles s'y attendoient moins; c'eft qu'elles faifoient refter auprès d'elles un gentilhomme de la province, qui la connoiffoit a merveille, & qui étoit naturellement cauftique, aufli bien que le duc de Vaervir, & que ce gentilhomme ne manquoit pas une occafion de divertir les princeffes aux dépens de ceux qu'il pouvoit. Voyez-vous celui-ci qui fait tant 1'important, leur difoit-il? C'eft un profond politique qui réforme fans ceffe le gouvernement; c'eft 1'oracle de fon canton, &c un des beaux efprits de la province; il recoit toutes les femaines la gazette, & tous les mois Ie mercure galant; ce fonr fes profondes lectures. Depuis qu'il eft au monde, il a deviné plus de trent©

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