Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

B v Prince Titi. ïzj que nos rois, eft, ainfi que vos alteffes peuvenC en juger, un des plus beaux hommes & des mieux faits qu'il foit poftible de voir; il chante & danfe dans la perfe&ion, fait joliment des vers, a l'efprit très-cultivé, vif, enjoué dans la converfation, rien ne lui manque que detre honnête homme; c'eft d'ailleurs le contraire du marquis de Rababou : celui-ci eft toujours a la chafle, & celui-la n'y va jamais par la crainte de fe haler. Mais pendant que le marquis de Rababou négligé fa femme pour le plaifir d'aller tuer des bêtes, monfieur ie marquis d'Iridis pafte les journées entières avec madame & mademoifelle de Rababou, aufli affidu a leur lire des romans , des comédies, Sc tels autres ouvrages édifians, qu'elles fonr attentives a 1'écouter. Les médifans prétendent que le buc de monfieur le marquis eft de plaire a mademoifelle de Rababou, fille uirique, & qui jouit déja de plus de trois mille ginguets d'or de revenu qu'une de fes tantes lui a laiffés; mais ils difent que quoique ce foit un des plus beaux hommes du monde, mademoifelle de Rababou 1'aime rrès-peu, Sc madame de Rababou beaucoup; fur quoi ils ajoutent, continua le baron, que quoiqu'il foit naturel qu'une fille fuive les exemples de fa mère, madame la marquife de Rababou f;roit beaucoup mieux de fuivre en ceci mademoifelle fa fille. Mais de quelque facon que la

Pij

Sluiten