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24^ HlS'TÖTRÏ

qui fe bouchoit avec une planche. Le roi en fortir bien vite. Abor demanda du vin. Le roi qui ne pouvoit fupporter la vue de la chambrè , propofa d'aller le boire devant la porte. Ils y furenr. Sa majefté Sc fes deux compagnons de voyage s'aflirent fur une banquette de terre, Sc on leur verfa a boire , en commencant par Abor, paree qu'il étoit le plus agé ; on en donna enfuite a Tobifonde , le roi en eut le dernier, paree qu'il étoit le plus jeune. Cela eft. dans 1'ordre , dit il, voila. le vrai cérémonial de la nature. Le vin qu'on leur verfa étoit d'un rouge paie , louche & fans force , fi ce n'éroir d'un peu de verdeur. Eft-ce de votre mèilleur , demanda le roi ? Oui monfieur. Qu'y a-t-il a redire, répondit rhoteffe ? II eft très-naturel : Je vous aflure que vous n'en trouverez point de meilleur dans tout le village. Dame , il ne faut pas compter de trouver ici des vins comme vous en buvez chez vous. A voir ce vignoble, reprit Titi, j'autois cru que vous auriez du avoir ici d'excellent vin. Vraiment, reprit Ia femme-, le vin de cette cóte eft bien bon auffi ; mais croyez-vous que ce foit pour nous ? Non , non. Les pauvres vignerons cultivent la vigne a la fueur de leurs corps, mais ce n'eft pas eux qui boivent le bon vin \ les vignerons qui ont quelques arpens de vigne dans les bons endroits , gardent ce qu'ils en recueillent pout le vendre Sc

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