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du Prince Titi, 147 payer Ia contriburion. II ne s'en boit pas une goutte dans rous les villages d'ici autour. Ceux qui fon: le mieux dans leurs affaires, font bienheureux d'avoir de la piquerte , on ne trouve du vin qu'au cabaret, Qu eft-ce que c'eft que de la piquette , demanda Titi ? C'eft de Peau qu'on met dans un tonneau fut du mare de raifin , répondit Abor, & qu'on boit après qu'elle y a fermenté quelque tems. On Pappelle piquette , paree qu'elle piqué la langue comme du vinaigre. Ne pourriez-vous me donner un petit morceaude pain , dit Tobifonde ? Oui, monfieur , dit 1'hoteffe , je vais vous en apporter. Elle alla chercher le pain entier, & le pria d'en couper ce qu'il lui plairoit. Vous ne le trouverez peut-ètre pas trop bon, dit-elle, mais tout tel qu'il eft , il eft bien a votre fervice. Abor en coupa un petit morceau qu'il partagea en trois. On y voyoit encore le gros fon. II étoit noïr, mais n'avoit pas mauvais goüt. Aurez-vous foin de nos chevaux, ma bonne femme , reprit Tobifonde ? Nous allons faire un petit tour dans le village. J'appellerai, dit-elle , le garcon de notre voifin pour y prendre garde, car je ne puis roujours être la. Elle appela en effet un petit garcon du voiftnage, qui vmt tête & jambes nues , & fi mal vêtu , qu'on lui voyoit prefque toutes les parties du corps. Abor, le roi & Tobifonde fe levèrent, & furent fe pro-

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