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du Prince T r t t. 249

ceaux de pitfrr.es & ces reftes de muraiïles épars dans ces champs , ce font les ruines des maifons qui étoient alors habitées. Ce ruiffeau faifoit aller quatre moulins. II n'y en a plus que deux mal entretenus. Le roi regardoit , & refloir penlif. Ayez la bonté , fire , dit Abor, de vouloir bien permettre que nous vous conduifions par ce chemin, jufqu'a 1'autre coté de la coline. Votre majefté y verra un pays bien différent. Le roi crut qu'il y verroit quelque fujet de ccnfolanon , point du tout; il y rrouva encore plus de misère. La différence éroit , que les tetres fablonnenfes n'y produifoient rien fans beaucoup de fumier , ce qui faifoir que la plupart étoient incultes ; on les laiffoit repofer pendant deux ans. Cer endroit n'avoit point de bois , on ne s'y chaufFok que de chaume ou de bruyère. En arrifant an village , unetroupe de jeunes garcons & de ieunes files accoururent au-devant du roi & cle fes deux guides, en les priant de leur donner quelque aumbne. Ces pauvres enfans fuivoient les cbevaux en courant, ou les précédoienr quelquefois pour faire des tours de foupleffes qui leur attkaïfcnc quelque chariré. Autretois, dit Tob.tonde , le ncmbre des enfans faifoit la richeffe des gfïts de la campagne. Vous voyez , fire , qu'il n'nccroit maintenant que leur misère , puifqu'ils font obilgés de les envoyer demander 1'aumóns fur les

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