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25© HlSTOIRE

grands chemins j en atrendant , peut- être répondit Ie roi toujours penfif, qu'ils y deviennent des voleurs , & qu'on les roue. Ce n'eft pas la peine, continua t il, d'entrer dans aucune maifon , voyez ce que vous avez dans vos poch.es , car je n'ai plus rien dans les miennes, donnez le a ces enfans, & rerournons joindre la chafle. Le roi remonta, & defcendit la colline fans rien dire j Abor Sc Tobifonde gardoient aufli le filence , lorfqu'enfin le roi le rompit, en difant: J'ai toujours cru, Abor, quej'avois en vous un ami fidele , & je vois que le chevalier de Tobifonde veut 1'être aufli ; vous vene% l'un & 1'autre de m'en donner une preuve. Je vous en retnercie quoiqu'elle m'attrifle. Votre majefté, dit Tobifonde , me permettra de lui dire qu'elle eft trop touchée de ce qu'elle a vu» Tous les payfans de votre royauté ne font pas fi pauvres; mais il faut avouer qu'il y a plufieurs de vos provinces oü ils le fonr extrêmement. Je fais bien, reprit le roi, qu'une vie dure & laborieufe, eft a tofs égards préférable a une vie molle Sc oifive. Je fais qu'il ne faut pas qu'en général, le payfan foit riche; c'eft aflez qu'il y en ait un cenain nombre. Mais ce que j'ai vu n'eft pas même pauvreté, c'eft indigence, Sc je vois de grands maux dans cette indigence. Je dis de grands maux pour 1'état, ne füt-ce qu'une diminution de peuple, & qu'une diminution dans Ie produit des

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