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elle parloit, & ie dreflant fur fa bèche , elle pa-rut plutot un fpectre , qu'une créature humaine, tant elle étoit noire & defléchée. Mais , pourfuivit le roi, n'avez-vous pas quelque enfant, ou quelque voifin qui puiffe faire pour vous ce que vous faites, ou du moins qui puiffe vous y aider? Mes voifins, monfieur , répondit la femme, ils ont aflez de mal a travailler comme il faur pour eux ; & pour des enfans, mon homme en avoit un qui auroir bien fait eet ouvrage , car il étoit bon travailleur ; mais on Pa pris pour 1'etnmener a la guerre , & il n'en eft pas revenu, le pauvre garcon. Elle vint alors boire dans une cruche , de Peau qu'elle y avoit apportée. Elle s'aflit fous 1'arbre, prir fon enfant, & lui donna a fucer une mamelle aride. Le pauvre enfant fourit, & le roi fe retourna pour cacher les larmes qui lui vinrent aux yeux. Voyez, dit-il, a Abor & au chevalier ,-s'il ne vous refte point encore quelque chofe dans vos poches, car il n'y a plus rien dans les miennes, pourfuivit-il, en y fouillanr. Abor & le chevalier cherchèrent, mais en vain. Le roi étoit au défefpoir. Nous voulions vous faire préfent de quelque chofe, dit-il a la pauvre femme , mais nous n'avons rien. Vous favez, ajouta-t-il, ou étoit le Fort-Titi ? Eh oui, monfieur, je le fais bien , répondit la femme , on dit qu'apréfciit notre bon roi y eft, Ie ciel le conferve. A ce

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