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jjg Histoirë feulement 1'abondance des chofes néceiFaires a k vie, mais encore celles qui font néceflaires aux commodités de la vie; que, lorfque les rerres font négligées, il faut tirer de chez fes voilins plufieurs chofes qu'on auroit de fon propre fonds: ce qui eft un grand mal pour un état; mais le plus grand de tous les maux, c'eft la diminution du peuple ; car fi le payfan eft dans Ia misère, il ne fe marie pas, crainte d'avoir des enfans, ou craint d'en avoir , s'il eft marié; Sc de la diminution de peuple fuit une diminution de forces & de revenus.

Les deux rois entrèrent dans le grand détail de tous les mauvais eftets qui réfultent de la misère des campagnes, Sc par 1'énumération longue Sc fenfible qu'ils en firent, ils furent convaincus que c'étoit la principale caufe de 1'affoibliflemenr, Sc enfin de la décadence totale des plus grands érats. Forteferre , qui, toujours diffipé dans des guerres continuelles, n'avoit jamais aufli férieufement réfléchi fur ce fujet, qu'il le fit dans cette converfation, fentit 1'importance de remédier a tant de maux ; & chez ce prince fentir 1'importance de faire une chofe, c'étoit brtiler de 1'impatience de 1'exécuter. 11 s'en expliqua vivement a Titi; mais il ajouta que ce qui 1'embarrafloit, & ce qui l'avoit toujours embarrafFé, étoit de trouver un moyen de rétablir les campagnes, fans

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