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dv Prince Titi. 267 dans mon efprit. Songeons a préferver nos cam-: pagnes d'un état auffi cruel; répondons aux intentions de la bonne nature, qui ne veurpas que ceux qui la culrivent fotsnt privés de fes bien-, fairs. Mère commune de tous les hommes, elle veut qu'ils jouiffënt également de fes richeffës. C'eft a nous a veiller a ce que la diftribution en foit égale, & a empêcher que ceux qui les procurent, foient ceux qui en jouiffënt Ie moins. A ces mots les rois s'arrêrèrent pour être joints par les princeffes 8c les feigneurs de leur fuite , qui s'étoient tenus i quelque diftance, en voyant les rois fi fort appliqués a leur converfation.Lechevalier de Tobifonde demanda a Tiri la permiffion de retourner chez lui pour mettre plus promptement ordre a fes affaires, & fe tenir pret a fuivre le roi quand il retourneroit a fa capirale. On fe mit enfuite au petit galop, & on eut bientót regagné Bititibi.

Comme les rois y entroient, deux couriers y arrivoient aufli; l'un apportoit a Forteferre des nouvelles de la régence de fon royaume; 1'autre apportoit a Titi des lettres de fes Secrétaires d'état, pour Pinformer qu'il n'y avoit pas un moment a perdre s'il vouloit préferver de la fureur de fes foldats la province de Triptillon. On lui rendoit un compte exacF du camp qui s'y étoit formé, & qui étoit déja fi confidérable, que pour faire une irruption dans cette province, on n'ac-

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