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madame Abor, le duc de Felicie & le chevalier de Tobifonde. Certe réfolution calma les efprits, & les bontés de Diamantine leur auroienr rendu leur première gayeté, fi leurs ceeurs euftent ére moins fenfibles a cette féparation, quelque courte qu'elle dut être.

Diamantine demanda ce qu'éroit devenue la beface qu'elle avoit apportée il y avoit quelques jours. Madame Abor dir qu'elle l'avoit fait fetrer dans une armoire , oii on fut la chercher par ordre de la fée. Quand on la lui eut apportée, elle la coupa en deux, demanda du fil & une aiguille, & fit de cette beface quatre poches de vefte, dont elle donna deux a Titi, & deux a Forreferre. Elle prit elle-même la peine de coudre celles de Titi en dedans les poches de fa vefte, & dit a Forteferre de-faire de même coudre a fa vefte celles qu'elle lui donnoit, dès qu'il feroit fur les fron•tières de fes érars. Quelque puiftans que vous foyez, leur dit-elle, fouvenez-vous que vous n'avez rien que ce qu'on vous donne, que vos poches ne font que des befaces qu'on doit vous remplir; mais quela reconnoiifance& votre intérêt vous obligent a vider de même, en rendant a ceux qui vous donnent. L'avarice du prince empêche la■ circulation des biens d'un état, elle appauvrit fes fujets, en le's empêchant de s'enrichir, & il s'appiuvrit enfin lui-même, s'il arrivé quelques

cas

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