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parler jufqu'au lever du foleil. Mais Idrfque ceï aftre reridit les Campagnes riantcs pair les premiers rayons de fa brillante lumiète , il rendic ühe forte de gaiecé aux efprits. Ce qui iriquietoit le plus Titi, c'eft qu'ils avoient au moins pour neuf jours de marche avant quë d'arriver au camp, Sc qu'il craignoit d'y arriver trop tard. lVufage des poftes n'étoit pas encore établi dans fon royaume, tel qu'il 1'eft a préfent. On s'y étoit autrefois fervi d'hirondelles qu'on peignoir de diverfes couleürs, de pigeons ou de cbiens pour porter les lettres, Sc on s'en fervoit même encoré quelquefois, fur-tout entre les commercans Sc les amans. Depuis, on avoit établi des meffagers dans chaque village, qui fe donnoient fucceffivement les lettres dont ils étoient chargés, Sc lé roi avoit une compagnie de couréurs qu'on diftribuoit en relais, depuis les lieux ou il étoit, jufqu'a. ceux oü il avoit des affaires preffantes. On fe fetvit fous Ginguet de cbevaux, qu'on obligeoit les payfans de fournir, oü que les cóuriers du roi prenoient a ceux qu'ils trouVoient fur leur route , en leur donnant celui fur lequel ils étoient mpntés , pour le rendre a celui a qui il appartenoit, & ainfi de fuite. Mais Titi trouva que c'étoit une vexation qui faifoit un grand tort aux voyageurs Sc aux laboureurs; ceux qui couroient ainfi de la part du roi, furmenant les bons

chevaux

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