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3.94 HlSTQIR.8

Eh, mes bons feigneurs, conrinuèrenr-elles en fe jetant a genoux avec Ia jeune fille 8c le perk garcon , & redoubla.nt leurs cris & leurs larmes ^ ayez pitié de nous , mes bons feigneurs, ayez pitié de nous & de ces pauvres malheureux. Titi demanda ce qu'ils deyoient. Ils dirent qu'on leur demandoir quatre mille cinq cent foixante-dixr fept ginguets d'argent, cinq fois neuf deniers, 8c que les Alguazils avoient fait pour plus de fix mille ginguets de frais au village qui payoit dixr buit mille ginguets de conttibution. Déiiezdes, % dit Tif i aux alguafils, nous allons payer pour euxLes alguafils n'osèrent défobéir. Le roi paya, Sc conyertit en larmes de joie 8c en binédicfions les larmes de défefpoir 8c les fanglots de ces, pauyres gens. Mais ce qui irrita fi fort Titi qu'il eut befoin de toute fa modération pour retenir fa colère , fut qu'après avoir payé les quatre mille cinq cent foixante- dix - fept ginguers cinq fois peuf deniets s les alguafils dirent qu'il leur falloic a eux , pour leur courfe , dix écus. Titi les leur fit pourrant payer,

Ce jour étpit defliné a faire voir aux rois la, dureté des contraintes, 8c finjuftice dont elles; étoient fouvent accompaguées. A 1'entrée du fe-r cond vilUge que leurs majeftés alloienr traverfgr, elles yirent une trpupe de gens affemblés, devant une maifpn c\ont les uns jiyroient, & les

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