Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

du. Prince Titi. 297 qu'il vienneau plutöt. Oui, oui, monfieur, die alors 1'Alguazil, qu'on aille chercher le juge; tout grand feigrieut que vous puiffiez être, fachez que je ne vous crains ni vous ni d'autres; & que, fi vous me troublez dans mes fonótions, meffieurs les tréforiers fauront bien en avoir raifon. Soit, dit le roi. L'AIguazilretournaafon procés-verbal, & les deux rois fe retirèrent a quelques pas de la. Je vous demandé bien pardon , dit Titi a Forteferre , des fcènes que je vous donne; elles font bien indignes de vous, & je ne crois pas que jamais rois aienr eu de telles converfations; mais j'apprends ainfi ce que je ne faurois jamais, ne fur-ce que paree qu'on en rrouveroit les détails trop bas pour m'en inftruire.Que me dites-vous, .fire, répondit Forteferre ? Ne eroyez - vous pas que je penfe que tout ce qui arrivé dans votre royaume, fe paffe auffi dans le mien , & que j'ai même intérêt que vous a Ie favoir pour y mettre ordre ? Le moindre payfan de nos états ne nous appartient-il pas autant que le plus grand feigneur, & ne lui devons-nous pas la même juftice? Voyez 1'inhumanité que des concitoyens exercent les uns contre les autres. Les croirions-nous, fi nous ne Favions vu ? Un brave foldat expofe fa vie & fes membres pour qu'un payfan puifte culriver fonchamp en süreté, &un coquin d'Alguazil qui le mine, fous 1'autorité des tréforiers, vole plus"

Sluiten