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fache, ainfi je vous prie de ne lui en rith dire. Nous étions enfemble d vous confidérer H lorfque vous aviei vos belles converfations avec des payfans & des Alguafils, en vérité, vous êtes des rois comme il n'y en a point. Depuis votre départ, la prir.ceffe Gracilie & moi fommes toujours en habit de chaffè, quoique nous n'ayons pas fongé une feule fois d y aller. Je foupconnc qu'elle fe plak d eet habillement par la même raifon que moi : c'eft encore unfecret que je vous confiei Elle a beaucoup perdu de fa gaieté, ff ne cherche pas moins que nous d être feule dans de petites allées fombres. Lesfondemens de la muraiile, que vous ave\ ordonnéqu'on faffe autout des treize arpens, font déja pofés. Le capïtaine Poirau a grand foin de faire avancer 1'ouvrage > c'eft le meilleur homme du monde: il nous fait des hiftoires de vieilles guerres, & des contes de garnifon tels que nous nousttouvons forcées de rireplus que nous ne le devons dans votre abfence. Je vous en dis ma coulpe, mais vous voyq par la. que je fuis auffi raifonnable que vous l'ave{fouhaité. Le „eveu du capitaine Poirau eft fort joli, je crois qu'il ne fe rendra pas indigne des bontés de votre majefté. Le chevalier de Tobifonde eft arrivé^ depuis deux jours , avec armes & bagages , c'ejl - d~dire , qu'il efl tout prêt a partir avec nous, Mon père & lui font comme deux amans qui ont mille chofes a fe diret ils font toujours enfemble. Je ne vous

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