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J08 II I S T O I R E

Frycore prit un jour leur défenfe , &c foutint ^ contre le gouverneur , qu'il y avoit beaucoup plas de femmes foupconnées , qu'il n'y en avoit de criminelles • & que les aecufer ainfi, c'étoit fe rendre, a leur égard, coupable d'une injufticefans comparaifon plus affreufe , que ne 1'étoient les défauts dont on les accufoit. Ce difcours fit penfer Forteferre aux fabots dont Titi l'avoit toujours prié de ne point faire d'eifai a Bititibi. Je fais, dit-il, ou il y a des fabots qui ont la vertu de juftifierles femmes qu'on accufe injuftement j car fi elles font innocentes, elles peuvent les chauffer fans rien craindre , au lieu que fi elles font coupables , elles deviennent boiteufes dès qu'elles y ont mis le pied. La gouvernante & les autres dames qui étoient Fa , fe récrièrent: « Ah ï » fire , que nous fommes fachées de n'avoir pas f> ici de pareils fabots ; ne pourroit-on point les M avoir ? Oü font-ils ? votre majefté ne pourroitt> elle les faire venir ? » Elles croyoient que ce que le roi avoit dit étoit une plaifanterie. Oui , dit-il, je pourrois bien les avoir , du moins un j, & cela fufifiroit. Mais fi je 1'avois , continua-t-il , oferiez-vous bien le chautfet ? « Si nous 1'ofen rions, fe récrièrent-elles , croyant toujours » que le roi plaifantoit ? Votre majefté a donc u bien mauvaife opinion de nous ? Oui, fans »• doute 9 fire, nous 1'oferions. II ii'y en, a pas

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