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du Prince Titi. }ijt rneftieurs les maris promilfent au roi de patdonner fincèrement tout le pafte aux femmes qui boiteroient, pourvu qu'elles ne fe miffent plus en état de boiter a 1'avenir • & je crois même, pour» fuivit-ii, qu'afin qu'on diftinguat moins celles qui boiteroienr, & que les matis eulfent ainfi un plus grand fujer de confolation , il faudroit engager tousles maris a demander conjointement I'épreuve du fabot. Cela eft fort bien penfé, dit le gouverneur. 11 faut drelfer une requête que nous ferons figner par rous les maris de cette ville, petits 8c grands, & nous la préfenterons a fa majefté. Monfieur le préfident, qui eft du métier, la dreflera a merveille. Non en vérité , monfieur le gouverneur , répondit le préfident; c'eft aflez que je la figne après vous. Si cela eft , dirent quelquesunes de ces dames en riant, nous en connoïtrons qui bokeront aflurément. Oh qu'il y en aura bien d'autres, dit le gouverneur, nous n'alIons voir que des boiteufes. Ne vous déferezvous point de la mauvaife opinion que vous avez des femmes, lui dirent madame la préfidente & madame 1'Elue ? Ne fur-ce que pour vous en guérir , on dok fouhaiter I'épreuve des fabots, Vous rrouvetez fans doute beaucoup de remmes paf mi le menu peuple , & peut-être même parmi les marchands, qui deviendront boiteufes • mais vous n'en' trouverez pas quatre parmi les femmes

Viv

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