Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

r> u Prince Titi. jij

.faire vorre conquête. Pourquoi pas madame la gouvernante ou madame Ia préfidente, ou peutêtre même madame la grand-baillie, dit la princelTe de Blanchebrune? Penfez-vous qu'elles ne croyent pas le prince de Felicie aflez bon pour elles? La princelTe Gracilie, dit le prince, croit que les femmes du fecond rang font alfez pout moi, & que je ne dois pas prétendre a celles du premier; elle a raifon, Point du tout, dit Gracilie; j'aurois autant de tort de le croire, que vous de le penfer : mais je vous connois fi modefte &C fi refpedFueux, que le refpecF chez vous s'oppoferoit a 1'amour, a moins que ce ne füt pour quelqu'une de ces belles qu'on peut trairer a la légère; Sc ce n'eft pas ainfi qu'on traite des gouvernantes, ni des ptéfidentes, ni des baillies. Si je fuis tel que vous le dites, madame , reprit le prince, il arriveroit donc que je m'attacherois a celles que j'aime le moins, & que je négligerois celles que j'aime le plus; car il me femble que plus on a d'amour, plus on a de refpecF. Je fuis du fentiment du prince, dir le Duc de Vaervir; on ne craint d'offenfer une belle qu'a proportion qu'on 1'aime. Ainfi quand le refpect eftextrême,c'eft une marqué que 1'amour 1'eft aufli. J'aurois cru, dit le capitaine Poirau, qu'aimer refpecFueufement, c'auroit été aimer froidement. Excepté Gracilie, tout le monde paroiflbit être du feutiment du duc de

Sluiten