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HlSTOIRE

cri, jufques a la porte du jardin. On la plaïgnic,' Ses parens 1'avoient ótée a un amant qu'elle aimoit, pour la donner a unmari qu'elle n'aimoit pas. C'étoit le fons-doyen des confeillers du préftdial.

. Enfin toutes les femmes de la magiftrature &C du refte de la ville, de tout poil, de tout age, de toutes conditions, grandes, petites, belles, laidess sèches , grafles, rouges, pales, jannes, blanches, noires, firent 1'eflai, & boitcrenr, excepté quatrej encore y en eut-il deux qui tirètent un peu do la anche

On peut juger combien ces quatre, & furtout les deux dernières , eurent de mauvaifes plaifanteries a. foutenir de celles qu'elles trouvèrent dans le jardin. Fortes & confolées pat Ie nombre, elles en étoient devenues impertinentes, non fans inquiétude pourtant de ce qui leur arriveroit en retournant chez leurs maris.

Ce qu'il y avoit de remarquable parmi ces quatre , c'eft qu'une d'elles étoit fans contredit la plus belle femme de la ville , Sc qu'elle étoit féparée de fon mari; Sc qu'une autre, qui étoit aufli fort belle, avoit époufé a vingt ans un homme qui en avoit cinquante } Sc qui pour lors en avoit cinquante-hmt ; car il y avoit huit ans qu'ils étoient mariés.

Cette revu£ de boiteufes ©ccitpa le roi depuifc

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