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mes marquerent a leurs maris route la tendreffe des maitreffes. La prudence vouloit qu'elles n'oubliaffent tien pout convaincre de la fincérité de leur repentir.

Cependant pour empêcher de croire que leroi n'avoit regardé le libertinage des femmes que comme un jeu, & non pas comme un crime qui les deshonoroir > quelque peu vertueux que fuffent d'ailleurs leurs maris ; &c qu'on n'interprétat ainfi au défavatange de la vertu ce que SaMajefté n'avoit dit & fait que pour prévenir les fuites d'injures dont au fond la blefTure eft peur être incurable ; ce prince fit invicer a diner les quatre femmes qui n'avoient point boité. Il fit auffi inviter leurs maris , quoique deux des quatre fuffent de la plus fimple bourgeoifie. Le roi & le prince de Félicie dinerent avec les femmes ; honneur qu'il ne fit depuis ce jour-la a aucune autre , pas même a la gouvernante, a qui le chagrin, le dcpit ou la fatigue firent garder le lit jufques audépart du Roi.

Le duc d'Eerhart & le prince de Frycore eurent a leur table les quatre maris. On ne peut €'imaginer la joie que ces quatre couples reffentirent de 1'honneur qu'ils recurent, combien ces femmes fe félicitoient intérieurement d'avoir été fages, combien les maris fe gloïifioient auffi inté-

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