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» u Prince Titi. |#j capiraine Poirau. La vie qu'on avoir menée dans cerre maifon avoir été fi douce, qu'il ne falioic pas des motifs moins preflans pour fe réfoudre a Ia quitter. Madame Abor, furtour, fentoit une peine infinie. E!Ie avoit aflez de raifon pour fuivre fon mari & fa fille, mais elle n'en avoir pas afleZ pour fe mettre au-défliis des inconvéiiiens du nouveau genre de vie qu'elle alloit mener ; da moins cela lui coutóir des efforrs pénibles. L'ambition de voir Bibi reine, ne Ia dédotiimageoit point, paree qu'elle connoiiToitla Vanité des grandeur^ humaines. Ëlle favoir qu'elles ne rendent

fouvent heureux que dans 1'imagination des autres. Mais elle favoit que la CendJtóè de Titi étoit néceffaire au bonheur de fa chère fille; elle étoit trop bonne mère póur vouloit le rroubler, & femme trop attachée a fon mari pour s'expofer & lui déplaire. Elle eut d ce fujet une longue converfatioh avec Ia fée Diamantine qui viiit foupet d Bititibi Ia veÜle de leur départ. La fée lui donna diverfes inftructions fur la manière donr elle devoit fe conduire d la cour. Les principales furent: de ne fe mêler jamais de rien; de ne demander aucune grace ni au roi, ni a fes miniftresj de leur donner feulement, mais fans aucune follicitation, les placets ou les mémoires, dont elle ne pourroit' quelquefois ^difpenfer de fecharger; & de fe Tornt XXFIII. z

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