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du Prince Titi. 357

auprès de Titi; la joie redoubloit dans tous les cceurs, Iorfqu'on vit parokre un nuage fi épais, qu'on pouvoit dire a la letrre que le foleil en éroit cclipfé. On craignoir un ornge affreux; les gardes qui accompagnoienr le roi de Forreferre, Sc tout ce qu'il y avoit de gens a. cheval avoient déja déployé leurs manteaux , le peuple qui étoit forti en foule hors de la ville, s'attendoit a être inondé. Le nuage baifloir, & 1'obfcuriré augnienroir fans cefle. Nous allons être fubmergées, difoient les princeiFes, notre entrée ne fera guères brillante. Bibi en étoit fachée: elle craignoir prefque que cela ne fut un mauvais augure. Cependant une odeur délicieufe parfumoit Fair, Sc 1'on vir tomber de petits flocons blancs, que tout le monde prit pour de la neige. C'étoit des fleurs d'oranges, de citrons, de jafmins, de violertes , de muguets, de giroflées, d'ceillets, de tubéreufes même, Sc autres femblables, qui continuèrent de tomber ainfi, jufqu'a l'arrivée du roi de Forteferre dans la capitale, ou plutót jufqu'a l'arrivée de Bibi; car c'étoit pour en marquer le jour par quelque chofe de merveilieux, que Diamantine avoit envoyé ce nuage. Les toits de toutes les maifons fe trouvèrent couverts de fleurs, les rues en étoient toutes parfemées, Sc les campagnes i plus de deus lieues a la ronde. Ces fleurs rappelèrent dans Pau-

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