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taire , couvrir d'un emblëme heureux fa joie tk fes tranfports , c'eft le devoir d'un mari : il doit a fon époufe en public, eftime & refpect; en particulier il lui doir plus , mais il na qu'elle pour amie & pour confidenre. Je le vois bien, généreufe fée , dit le roi, vous & la prince(T« me corrigerez un jour de mon entêtement. Déja je fens que je deviens moins colère. ,. . Ce cue c'eft que d'aimer une princefle douce 8e fereine !

Enfin, il é toit arrivé le jour heureux pour tout Ie monde. Titi, précédé d'une brillanre cour, conduifoit a 1'autel, Bibi plus belle que jamais. Des dames 'Ja fuivoient: Blanchebrune, Gracilie & Granatis , étoient auprès d'elle. La cérémonie nuptiale fut donnée avec pompe ; Tiri pafla fa bague au doigt de Bibi, des cris de joie, & të bruit des cloches , annoncèrent Ia félicité des monarques.

De 1'autel , Bibi pafla , fuivant 1'ufage , a. Ia falie du feftin. Soixante tables étoient drelfées ; les plus aimables cavaliers fervoienr les dames qui étoient aflifes. On but a la fanté , chacun de celle qu'il adoroit , en fecret. Forteferre fit ufage du gobelet que Diamantine lui avoit donné , qui ne défemplifloit point, & changeoit a volonté de liqueur & de vin. Bibi mangea peu, Titi encore moins : Ils fe raflafioient du plaifir de fe voir,

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