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fée, dans la crainte de voir fon or fe tarir par Ie mauvais ufage.

Enfin s'approchèrent les bons pauvres, les bourgeois, les artifans, cette portion qui cdnftirüe le peuple . oui fait des enfans , donne des foldats a 1 état, dés üvan%,™s artiltes ëc des commercans. Ils s'approchoienr en tremblant , ciemandoient peu, & paroifioient fi aifes de peu! Titife fentoit entrainé par une force puilfante; il donnoit plus qu'ils ne vouloient; dans fon cceur , il éprouvoit une fatisfadion douce, fon ame s'épanouifloit. Jamais, fe difoit-il, jarriais je ne fentis autant de plaifir en donnant. Quelle volupté, quand on place bien fes bienfaits! II regardoit fes facs, &C ils doubloient fans ceffe. Mais ce qui toucha jufques au fond de 1'ame Titi, c'étoit la franchife de leur reconnoilfance. Elle étoit fi bien déployée fur leurs fronts, fur leurs lèvres. Quand la bouche ne difoit pas alfez , les geftes venoient au fecours. Il fe vit entouré, fi prelfé , on n'ofoit baifer fa main, mais chacun a fon tour colloit fes lèvres fur le pan de fon habit, tous lui difoient, notre père, notre bon père. Ce mot qu'il n'avoir jamais entendu lui parut être fi expreflif , fi vrai , qu'il s'écria , mes enfans ! Tous lui répondirent, notre père ! Appelez-moi toujours ainfi , dit Tui. Une voix s'éleva & articula ttès-diftincfement y nous vous nommerons

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