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378 HlSTOIRE

lutteur ferroit le roi fortement aux hanches. Le roi écumoic de rage. Tu me le paieras. Non, die Blanchebrune, ce n'eft pas lui, c'eft moi qui dois payer, paree qu'il m'a obéi. Croyez-vous avoir une volonté plus forte que la mienne ? Parlez, 5c plus d'époux, plus de reine. Que diroit on, reprit Forteferre , d'un roi que fa femme meneroit par le nez ? Je vous laiffe pleinement mairre de vos états , lui répondit la reine ; mais dans le ménage je veux régner. Ah ! pafte pour ce partage , tout eft oublié.

Huir jours fe pafsèrent en fêtes ; 5c pendant ces huit jours , Forteferre 8c Blanchebrune faifoient les préparatifs de leur départ.

Mais qui eft-ce qui étoit mélancolique, c'étoit la princefle Gracilie ? Eile aimoit le prince de Félicie : car elle n'avoit point oublié la tabatière 8c le tabac répandu fur fa robe , ni la vivaciré avec laquelle le prince avoit emporté avec fon mouchoir la rrainée , lans pronowcer un feul mot. Elle n'avoit ceflé de fe le figurer dans la même attitude; ou plutot fon cceur étoit refté dans la même fituation ou il fe trouvoit pendant 1'action du prince. L'amour n'eft en effet qu'une préoccuparion continuelle , que le défaut de diftraéFion : rien n'avoit diftrair Gracilie : nous ajouterons , rien n'avoit diftrair le prince. Jamais une tabatière renverfée n'avoit produit un effet aufli

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