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corobat donné par des génies mutins que Ia fée avoit amenés. Ils fe bartirent avec une opiniatreté conftante , Sc la vicFoire reftoit incertaine: Ia fée les fépara , Sc les deux parris vinrent fe réfugier aux pieds de Gracilie : la , ils recommencèrent leurs querelles. Vous ne favez pas , dit Ia fée, que des génies fi murins , font animés d'une portion du feu qui vous brule. Ceux-la font les amouts, ceux-ci les génies d'hymen. Et vous voyez qu'ils font chez vous d'égale force; c'eft a qui 1'emportera. Animez les toujours de la même flamme, c'eft 1'unique moyen d'être unis & contens.

Monfieur Sc madame Abor qui ne fe plaifoient pas a la Cour , & qui trouvoient que la félicité n'exiftoit pas dans les titres, Sc les grandeurs , vouloient fe retirer. Ils oflrirent le duché de Félicie a 1'Eveillé. J'y confens, dit Titi, mais j'ai encore befoin de vos fages confeils pour quelque tems. Quoiqu'il m'en coute beaucoup, répondit monfieur Abor, je refterai. Je vous prometss ajouta le roi , de me donner rant de foins, que je ferai bientbt en état de me palfer de miniftre > & alors vous ferez libre.

II y avoit un dernier mariage a faire ; c'étoit. celui de mademoifelle Rababou, ou Granatis. On ne s'en doutoit pas, elle alloit fi doucement,. d'un air fi pudiborid 3 elle lembloit n'y pas tou-.

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