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Ff I S T O I R E

velot, a la flèche, 8c on fe douta bien que la fée n'avoit voulu que procurer un plaifir innocent. Elle trouva un moment pour dire un bon jour au duc de Felicie, & le duc en trouva deux propices, l'un pour fe mettre a fes genoux, 1'autre pour baifer fa main •, car il fe piquoit de reconnoiffance tk d'amitié, autant que Titi 8c Bibi fe piquoient d'amour.

Titi tranquille & tout entier au foin de fon royaume, fut bientót en état de dire a. monfieur Abor: vous pouvez vous retirer fi vous le trouvez bon. Ce difcours qui eft partout l'expreftioii de la difgrace, fit un effet joyeux fut Abor. 11 fauta au cou de fon roi. Je fuis enchanté, lui dit-il, de ce que vous valez mieux que moi; je reprens ma liberté & je vous en remercie. Vous reftez miniftre d'état, ajouta le roi & vous ne me refuferez point de venir au confeil, quand j'aurai befoin de vos avis. Oui, fire, je ferai toujours a mon roi & a 1'état.

Je voudrois prolonger la carrière de Titi , mais il touchoit au terme de fon bonheur. Il trouva des ingrats ; 1'ingratitude 1'aigrit, il fe méfia des hommes , 8c les craignir. II s'écrioit fouvent, je ferai toujours le bien, mais les ingrars ont empoifonné le plaifir que je fenrois a. le faire. Bibi lui difoit fans ceffe , un roi qui

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