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' Bretonnes. 9 reprenoit de nouvelles forces. J'eus1 quelque frayeur de ces effets furprenans ; fi miférable que 1'on fok, 1'ufage de la vie paroït toujours doux ; je commencai è croire que le venin pouvoit tellement réfroidir la chaleur naturelle, qu'il me procureroit bientöt une prompte mort qui ne me parut cruelle que dans le moment que je m'imaginai qu'elle s'approchoit; mais ces craintes s'étant paffées avec le tems, je me fouvins que j'avois autrefois oui parler a la fée Fleurie de la pierre raffafiante, & je conclus avec joie qu'il falloit que ce fut cette pierre.

Cette nouvelle découverte me donna 1'efpérance de fortir quelque jour de 1'affreufe demeure 011 j'étois, puifque j'y trouvois de quoi vivre, malgré les cruelles intentions de la fée , 6c que le ferpent, loin de me faire aucun mal, me donnoit tous les jours de nouvelles marqués de bienveillance & d'amkié, par fes careffes réitérées. Ce ne fut pas fans appréheniion que j'y répondis les premiers jours, mais enfuite je m'apprivoifai tellement avec ce monftre, que la nuk il m'échauffok en fe couchant aüprès de moi.

J'avois re marqué qu'il voloit tous les jours k la même heure vers le foupirail de lagrotte, ou il reftoit attaché affez long-tems. Je ne m'étois pas appercu que peu a peu il en ron-»

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