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ÏO LESSoiRiES

geoit Ia pierre; & je fus furpris il y a neuf ou dix jours, de voir que le trou étoit devenu affez large pour qu'il put y paffer tout Ie corps. En effet, il en fortit le matin , & me laiffa feul dans cette effroyable caverne. La compagnie la plus affreufe paroit douce, dans 1'état miférable oït j'étois , & 1'abfence du dragon, que jie n'efpérois plus qui dut revenir, m ayant réduit au défefpoir , je réfolus de me laiffer ruourir de faim , & je ne m'approchai point pendant cinq jours de Ia pierre raffafiante. Enfin j'étois pret d'expirer , lorfque je le vis rentrer dans la grotte. Ce pauvre animal paroiffant m'exciter h prendre la fuite avec lui, s'elevoit h tous momens vers le foupirail, me tendoit fa queue, & me la Iancoit autour des jambes. Ces careffes , fouvent réi'térées, me donnèrent courage; & prenant tout d'un coup mon parti, je m'y attachai fortement. Le dragon alors m'en ayant lié de manière que,quand j'aurois voulu m'en débarraffer, il m'auroit été impoflible de le faire, m'enleva avec lui, fortit par Pöuverture qu'il s'étoit faite lui-même , & m'arracha ainfi du miférable cachot , oü j'aurois fini roes jours. Enfuite m'ayant tranfporté dans 1'air pendant quelques heures , il memit doucement a terre , auprès d'une efpèce de cabane de berger. Jlétois en très-mauvais état , mes forces. fe

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