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Bretonnes. n trouvoient entièrement épuifées par une longue diète, & je croyois n'avoir plus que quelques momens a vivre, lorfque jé vis le ferpent s'éloigner encore de moi. Cette feconde féparation m'accabla , je tombai dans une foibleffe qui auroit terminé ma vie , fi une bonne vieille qui m'appercut dans le danger, n'eüt été promptement chercher du fecours a la maifon voifine ; elle me tourmenta tellement , qu'elle me fit revenir de 1'état oii j'étois , & me préfenta une grenade pour me réjoiur le cceur. Vousfavez que j'aime beaucoup ce fruit. Je le portois k ma bouche, quand le ferpent qui s'étoit retiré , accourant k tire - d'ailes avec des fifflemens affreux, fe jetta fur moi , m'arracha ce fruit d'entre les mains , & le dévora fur le champ. J'avois été fi effrayé que j'étois retombé évanoui; mais quelle fat ma furprife quand je me reconnus , de ne plus trouver k mes cötés que ladépouille du ferpent ,& d'y voir k fa place la plus charmante perfonne que 1'on puiffe s'imaginer ? Mon éronnement furpaffala crainte que j'avois eu, Par quelle étrange aventure, m'écriai-je , fe trouve-t-il ici une divinité , fous les écailles d'un monftre horriblej & quella grace n'ai-je point k lui rendre,puifque,fuivant toutes les apparences, c'eft elle qui m'a tn é de laffreufe priicn otYje devois périr! Si je vous ai

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