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Bretonnes» h$ iïèches , nous tïrerons chacun trois coups ; & fi vous emportez la viöoire fur moi, je ne réfifterai plus a vos injuftes prétentions. Je me ïoumis volontiers k cette épreuve ,& nous nous rendimes fur le champ dans une grande gallerie, au bout de laquelle le roi fit pofer un affez petit baffin d'argent fur un pied-d'eftal, Sc k la lumière des flambeaux. II me dit que c'étoit-la. notre but, mais qu'il y falloit tirer a l'aventure„ paree que cet exercice devoit fe faire dans ï'obfcurité. On óta donc toutes les clartés ; Si le roi, qui en avoit fait fouvent l'effai, tira trois coups, qui furent ouis diftinétement par le bruit que firent les flècbes, en touchant le baffin. Jl étoit au comble de fa joie. Faites-en amant ,ou mieux, me dit il: vous entendez ce que je viens d'exécuter. Sire, lui répondis - je , deux fens valent mieux qu'un, Sc le plus exquis en jugera. Ayant alors pris mon are, je tirai ma première flèche , qui fe fit bien entendre dans le baffin. Le roi en fut étonné; mais il crut avoir bientöt lieu de fe réjouir, lorfqu'ayant décoché les deux autres , elles ne rendirent non plus de fon que fi elles avoient paffées fort loin du but.Eh bien, me dit le roi, en riant de toutes fes forces, qui a gagné ? II faut voir, fire, lui répondis^je, la vue en décidera mieux que 1'ouie. Que 1'on apporte donc des lumières , puifqu'elle nous

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