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BRETÖNNESi i*f tceptre, & qu'on mit k Ia place une orange % puisme 1'ayant montrée , me dit qüe fi je pouvois fi bien tirer que j'ötaffe cette orange, & la remiffe a fa place, fans qu'elle touchat !a terre 4 il ne s'oppoferoit plus a mes defirs. Je lui répondis alors, qüe j'étois prête de 1'effectuer j Ct lui-même , qui paffoit pour le prince du monde leplusadroit, en pouvoit venir a bout. Le roi qui en avoit fait Pépreuve plufieurs fois, ayant pris une flèche très-déliée , la tira avéd tant dé pi-écifion, qu'il enleva 1'orange , & que la flèche qui la traverfoit, tomba plantée en terre, ayant 1'orange prés de fes plumes. Enfuite 1'ayant arrachée du lieu oii elle étoit > il la renvoya en Pair, avec tant d'habileté > qu'elle retomba dans 1'anneau que formoit la main dé cette ftatue , fur laquelle 1'orange étant reftée * elle vint feule , par fa pefanteur naturelle , fe rehdre perpendiculairement aü-deflous de la ftatüe.

Ceux qui avoient admiré les coüps faits dans 1'obfcurité, s'étonnèrent encore plus de cëux-ci; & applaudiffant a Phabileté du roi, lui témoignèrent leur joie par des battemens de mains St des acclamations dont le refrairi marquoit qu'il étoit inutile que j'effayaffe de tirer après le prince; que je devois me cönfeffer vaineue , & me départir demesdemandespréforhptueufes, tonic XXXUt B

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