Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Les Soirées Doucement, repris - je , meffieurs, avant de juger fainement cette queftion, il fautentendre les deux parties. Le roi vient de faire de beaux coups, j'en conviens, mais j'efpère que Ie miert ne leur cédera pas. Alors m'étant pofée direótement fous la ftatue, j'ordonnai mon coup avec tant de jufteffe , que Ia flèche paffant dans 1'ouverture de la main , emporta dans les airs 1'orange avec foi; puis ayant fourni fa carrière, elle fe retourna, & étant revenue tomber a plomb au même endroit par oii elle avoit paffee , elle y laiffa 1'orange, & fe ficha en terre auprès de la flèche du roi. Les courtifans qui venoient de lui applaudir, il n'y avoit qu'un moment, ne purent difconvenir que je ne 1'euffe furpaffé , puifque j'avois fait d'un feul coup ce qu'il n'avoit pu exécuter qu'en deux. Mais le roi, au défefpoir d'être vaincu , & cherchant toujours 1'occafion de reculer 1'effet de fes pronieffes, me pria de vouloir fur le champ venir a la chaffe avec lui, pour pouffer a bout mon induftrie, me jurant que fi j'exécutois ce qu'il m'alloit propofer, il ne feroit plus aucune difficulté de condefcendre a mes volontés.

Nous entrames rdans la forêt, & j'étois a fes cötés, lorfque nous apperfümes un cerf qui venoit a nous fort lentement: voila , me dit le roi; la dernière preuve que je vous demande de

Sluiten