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Breton nes. 35 lement a fes pieds , fans qu'on put avoir !é moitidre foupcon de notre intelligence. Déclarez vótre naiffance a l'empereur , me difoit un jour 1'aimable Brillante ; ies princes commé vöus portent toujours un caraöère qui les fait diftinguer,& jefuis perfuadée que votre mérite fera la même impreffion fur 1'efprit de mon pèré qu'il a fait fur mon cceur.

Eh bien , belle princeffe , lui rcpondis-je, je vais vous obéir; & fi je trouve autantde bonté dans l'empereur que la charmante Brillante m'en témoigne, je m'eftimerai le plus heureux dê tous les mortels. Je lui baifai alors la main , avec les tranfports de 1'amant le plus paffionné; & j'étois encore dans cette pofture , quand l'empereur qui vint fans aucune fuite a 1'appartement de fa fille , neus furprit. Traitre ! me dit - il, les yelix étincelans de colère, c'eft donc ainfi que tu abufes de la liberté que je t'ai donnée ? & vous,indigne princeffe, vous êtes affez lache pour commettre des adions ailffi éloignées de votre rang ? vous ne le porterez pas loin 1'un &c 1'autre , & je vais vous apprendre a vous jouer ainfi de votre maïtre.

Je fits fi étonné de la préfence de l'empereur, que j'en perdis longtems 1'ufage de la parole& lorfque je la recouvrai, je vis la princeffe entre les mairis des fateilites , qui eurent ordre

Ci;

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