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Bretonnes. 37 Ia punition; mais l'on commenca par moi k fuivre les ordres cruels de l'empereur Fantafque , Sc l'on me jetta quelques mois après dans 1'ifle, oii vous m'avez trouvé feul, Sc fans armes.

Cette ile s'appelle 1'ile des Lions, paree que ces fiers animaux en font les uniques habitans. Selon toute raifon, j'y devois bientöt être décbiré par ces monftres, fi en y abordant je n'avois heureufement trouvé fous mes pas , un préfervatif sur contre leur fureur. Je vous ai déja dit que je connoiffois parfaitement la vertit de tous les limp1es,& cette fcience me fauva la vie. Parmi les plantes qui fe préfentèrent d'abord a mes yeux, je diftinguai aifément celle que l'on nomme lionée; j'eus la précaution d'en cueillir promptement. Cette plante a la propriété, que li le lion la rencontre en fon chemin, & qu'il n'y ait point d'hommes en ce lieu-lè, il s'en réjouit, Sc fe roule deffus avec plaifir; aue fi au contraire quelque perfonne 1'arrache , Sc en porte fur foi; il arrivé, par une antipatie fecrette, que le lion s'épouvante, Sc s'enfuir avec des rugiffemens effroyables.

Voici, continua le prince Bel Efprit, 1'herbe dont il eft queftion ; fa feuille , comme vous. voyez, eft longue, découpée par les bords, vermeille, repréfeafant en quelque facon la crête-

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