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Bretonnf. s. 55 de mon ennemi. Je ne marchois que de nuit, encore n'étoit-ce qu'en tremblant; j'appréhendois toujours de tomber dans quelque piège ,1e corps me friffonnoit au moindre bruit, & je vêcus dans ces frayeurs mortelles, pendant un mois entier. J'avois k la fin choifi une tanière fort écartée , ou je me retirois, fans ofer prefque m'en éloigner, lorfqu'un matin, a la pointe du jour, comme j'en fortois pour aller chercher la pature , je rencontrai le remède a tous. mes maux., au pied de 1'arbre ou j'avois fait ma retraite. C'étoit une petite perruche morte d'une flèche qui lui traverfoit le corps. Je ne puis vous. exprimer quelle fut ma joie k cette vue. Mon premier foin fut de lui arracher cette flèche avec.les dents; & ayant enfuite ranimé promptement le corps de cet aimable oifeau , je pris mon vol vers le palais; j'y appris que la reine étoit chez les veftales, ou elle vivoit dans une extreme retraite. Je m'y tranfportai dans le moment; & 1'ayant trouvée qui fe promenoit dans les jardins , je vins familièrement me percher fur fon épaule, ou je lui dis les plus jolies chofes du monde.

Vipérine fut charmée que le hafard lui envoyat un fi bel oifeau. 11 fembloit cffeöivement que la nature fe füt réjouie , en faifant celui dont j'occupois le corps. J'avois la tere & Ia

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