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Breton nes. 57 appercois a la répugnance extréme que je reffens a le voir. C'eft fans doute le traitre Fourbadin, qui par des moyens que je ne pui* t'expliquer , ayant pris la forme de mon époux, qu'il a peut-être lachement affafliné , fe préfente ainfi k nos yeux. J'ai reculé jufqu'a préfent 1'effet de fes defirs, dans 1'efpérance d'apprendre des nouvelles de mon cher prince ; & voila le quarantième jour achevé , fans que j'aie pu obtenir des dieux qu'ils m'éclairciffent fur ce point; mais je les attefte , ces mêmes dieux, que l'on aura plutöt ma vie , que de me tirer de ce lieu facré avant que mes foupcons foient entièrement diffipés.

Quelle joie ne reffentis-je pas, continua Entendement, d'apprendre paf cette tendre confidence , que le traitre Fourbadin n'avoit pu exécuter qu'une partie de fes perfides deffeins , & que la reine m'avoit entièrement confervé fon cceur? J'en penfai mourir'de plaifir, & croyant ne devoir plus cacher £ la reine que j'étois ce cher époux dont elle pleuroit la perte fi amèrement, je lui racontai de quelle manière mon fcélérat de favori m'avoit traité. Je ne puis vous exprimer quels furent les tranfports de la princeffe ; elle me les témoigna par les careffes les plus touchantes ; & après nous être réciproquement donné des marqués d'une

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