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5? Les Soirees

tendreffe exceffive , nous réfolümes de punïr Fourbadin de Ia manière que vous allez 1'entendre.

A peine Ie jour commencoit-il a paroïtre, que ce perfide étant venu reprendre la reine , la conduifit a fon palais ordinaire. Nous n'y fumes pas plutöt arrivés , que la reine qui trouvoit les momens précieux , lui paria en ces termes : il femble , mon cher prince, que je fois nee pour être agitée par des fonges affreux, oii vous avez toujours Ia plus grande part. Je ifai fait autre chofe pendant ma retraite; & cette nuit même encore, j'ai reffenti a votre fujet toute l'affliöion pofuble. Je fongeois que vous ayant priée de vous mettre , pour 1'amour de moi, fous Ia figure de quelque oifeau,ainfi que vous avez coutume de le faire, vous me vouliez donner des marqués de votre complaifance , mais inutilement en faifiez-vous l'effai. Vous aviez perdu un fecret fi rare , & je tachois vainement de vous confoler de la douleur que vous m'en témoigniez , lorfqu'un vieillard affreux , tel a-peu-près que le philofophe que vous m'avez dit vous être autrefois apparu , s'efl tout d'un coup montré a nous , armé d'un cimeterre. II alloit vous en frapper , lorfque m'étant jetée au-devant de fes coups , ce malheureux vieillard m'a abattu le bras

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