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BRE TONNES» tj Volt plus que quelques jours a vivre, lorfque le roi Brigandor , allarmé du péril oü étoit Franchot, paffa dans fon appartement. L'état pitoyable dans lequel il le trouva , remuant fes entrailles, & réveillant toute fa tendreffe, fit entrer la pitié dans fon cceur. Je ne vois que trop le fujet de votre maladie,mon cher hls, lui dit-il, en 1'embraffarrt; 1'amour & 1'ambition en font les principales caufes; vous aver jufqu'a préfent fouffert impatiemment la prédilection que j'ai toujours témoignée pour votre frère. Et bien, il faut vous rendre plus de juftice; je vous donne votre aimable princeffe,' & je vais de ce pas vous déclarer mon fucceffeur. Franchot, a cette agréable nouvelle , fit un effort fur lui-même, & ouvrant des yeux a demi mourans pour remercier fon père,il n'eft plus tems, lui dit-il, de m'accorder Bienfaifante, je vais finir bientöt une malheureufe vie, que les douleurs cuifantes que je reffens me rendent infuportable; & je vois fans crainte la pale mort prête a trancher le hl de mes jours; je prie les Dieux, mon cher père , qu'ils confervent les vötres, qu'ils oublient les fautes que je puis'avoir commifes envers eux. Voila le feul foin qui m'occupe, & je mourrois fatiffait, fivous m'affuriez de ne point gêner, après ma mort, les inclinations de la princeffe. Je

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