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$b Les SoiréeS

yous le demande , au nom de tout ce que vous

avez de plus cher au monde.

Brigandor attendri par ces dernières paroles, promit au prince Franchot tout ce qu'il venoit de lui demander. II fondoit en larmes a ce trifte fpettacle ; Bienfaifante étoit inconfolable : le feul prince Parlepeu, qui étoit préfent a cette trifte converfation , cachoit fa rage & fon défefpoir fous un vifage affligé ; & mafquant fon perfide cceur, paroiffoit fenfibiement louché de la mort prochaine de fon frère.

Le roi Brigandor étoit dans une trifteffe mortelle, rien ne pouvoit diminuer fa douleur , lorfqu'on le vint avertir qu'un vaiffeau fur lequel il y avoit trois hommes les mieux faits qu'on eüt jamais yu, &C deux femmes d'une beauté exquife, venoit d'entrer dans le port. [Voila , mon cher hls, dit le roi a Franchot, yoila des hofties dignes du facrifice que je vais ordonner pour votre fanté ; & j'efpère que la jléeffe Sanguine aura quelque reconnoiffance de ce que je vais faire pour elle. Ah! mon père , s'écria le prince, craignez plutót la jufte colere des Dieux , & qu'ils ne tirent vengeance de tant dé fang humain répandu. Que je périffe mille fois plutöt que d'être la caufe, quoiqu'injiocente, du maffaere^de ces malheureux étrangers.

Brigandor, fans écouter les fupplications dq

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