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70 Les Soirees grand foin qu'on foulageat leurs peines, & 1'atmabl<; Bienfaifante vintelle-même les y confoler. Elle ne put s'empêcher de répandre des larmes a la vue de ces illuftres malheureux. Je périrai, leur dit-elle, ou je vous tirerai de cette affreufe demeure , & vous rendrai la liberté; jnais j'imagine un moyen pour y parvenir. Le prince Franchot touche prefque a fon dernier moment; que 1'un de vous promette de le guérir par quelque remede inconnuj: en allongeant ainfi votre vie de quelques jours, nous trouvejrons peut-être le moyen de vous tirer du pérfl oh vous êtes. Elle leur apprit alors la maladie du prince , avec tous les fymptömes qui 1'a,voient accompagnée. Jufte ciel, s'écria Vipérine , qui étoit très-habile en médecine , voila toutes les marqués d'un poifcn lent! Oui, charmante princeffe, le jour ne fe paffera pas, que je n'arrache votre amant des bras de la mort. En effet la véritable thériaque qui dans ce temsla n'étoit pas fi commune1 qu'elle 1'eft aujourd'hui, & dont Vipérine feule favoit la compofition, étoit un remede immanquable pour Franchot, Elle étoit au comble de la joie,;de pouvoir rendre la vie a un prince fi généreux a leur égard. Je ne promets rien que je ne puiffe bien tenir , continua-t-elle , voyant Bienfaifante fort étonnée; vous pouvez affurer Brigandor 3 que s'il

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