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Si Les Soirees fauvages qui n'étoient que deux fantömes. Ils s'embrafsèrent alors avec mille marqués de joie , &s'avan9ant versla porte,ilslatrouvèrentbouchée par une ftatue d'ébène d'une figure fort bifarre, qu'ils tentèrent vainement d'öter de cet endroit-pour s'ouvrir un paffage dans le palais ; mais a peine Engageant 1'eut-il frappée de fon épée, que s'étant réduite en poudre, ils en virent fortir un gros oifeau noir, de la figure d'un corbeau, qui en s'envolant remplit les airs de croaffemens affreux. Les portes s'ouvrirent auffi-töt d'elles-mêmes , & les princes entrèrent dans le palais. On ne put exprimer leur joie d'y trouver? comme ils 1'avoient efpéré, la ftatue de Vérité, avec la bague qui en dépendoit: elle étoit pofée fur une table toute d'or, enrichie de diamans les plus précieux , & entourée de richeffes immenfes que Brandagedondon y avoit apportées. Après s'en être rendus les maïtres , ils vifitèrent les lieux avec exactitude , de peur de furprife , & retournoient au cabinet de la ftatue, lorfque des plaintes trés - touchantes, qui paroiffoient fortir d'un efpèee de caveau, excitèrent leur curiofité. Ils allumèrent des flambeaux , & étant entrés fans crainte dans ce fouterrein, ils furent furpris d'y voir, a la clarté de plufieurs lampes d'or & au travers d'un tombeau de marbre tranfparent & diaphane, d«wx jeunes c>evalier«

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