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Bretonnes. , 9» mais j'arrivai trop tardda.ns cette ifle malheureufe ; j'y appris que ma fille étoit déja dans la tour enfumée. C'eft une prifon oü il renfermoit tous les prifonniers qu'il fait fur nous. Cette punition nous eft mille fois plus infupportable que la mort, même la plus cruelle : car nous avons bien la vertu d'éteindre le feu; mais la fumée nous faifant languir, nous étouffe peua-peu. * '

Je m'en retournai donc dans mes états, défefpéré de ne pouvoir apporter aucun fecours a mes enfans, & pénétré de leur perte, je tachois de me confoler avec le petit prince Flamboyant leur rils. Cet aimable enfant, qui étoit tout parfemé de flammes, faifoit bien connoitre par-la qu'il defcendoit du prince Cceurbrülant. Un jour que je le tenois entre mes bras j j'appercus la fée Pandrague, dans un charriot tiré par des papillons. Cette illuftre fée qui domine fur toutes fes fceurs, & dont la préfence feule fait trembler les plus fiers enchanteurs qui la reconnoiffent tous pour leur reine, defcendit dans mon palais oü je m'effor^ai de de la recevoir avec toutes les marqués de vénération duesa fa perfonne. Sage Famagongoma, me dit - elle , je connois vos chagrins, tout mon pouvoir deviendra inutile, ou je les ferai bientöt fmir.Recevez pour cet effet ce bouquet

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